Madeleine CHANGEUX-GILET
 
 

Recueils de nouvelles

 


Au bonheur d'une rencontre

 

Photo Michel Gilet
 
Disponible sur la librairie en ligne
de TheBookEdition.com : ici

 
"Au bonheur d'une rencontre" a été récompensé par
le PRIX PROSPER MERIMEE
au Concours Littéraire International 2017
du Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres de Thionville
 
 
RÉSUMÉ :
 
Avec ces douze nouvelles histoires, ayant toutes pour point commun une rencontre – amicale, amoureuse, surprenante, mystérieuse, dramatique ou plus légère – Madeleine Changeux-Gilet vous invite à une jolie promenade, depuis les bords de Loire et le cœur du Loiret, jusqu’aux îles de Noirmoutier et d’Oléron, en passant par Honfleur.
Au fil de votre lecture, vous pourrez également découvrir quelques poèmes, écrits par l’auteur autour de ce même thème.



~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

 

Sur les bords de Loire

 

Derniers exemplaires neufs disponibles directement auprès de l’auteur 

à prix coûtant (12 € + 3,20 € frais de port), avec dédicace si vous le souhaitez

(adresse mail contact ici)

 

 
La Lampe de Chevet Éditions (2009)
 
 Épuisé chez l'éditeur 
 
ISBN : 978-2-9528910-7-3
14 cm x 20 cm – 182 pages
18,50 €
 
 
 
 
"Sur les bords de Loire" a été récompensé par
le PRIX MAUPASSANT
au Concours Littéraire International 2011
du Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres de Thionville
       Photo Michel Gilet
 
 
RÉSUMÉ :

Avec son premier roman, "L'enfant du fleuve", Madeleine Changeux-Gilet nous invitait à partager son attachement pour sa région. De nouveau, sa plume évoque ici, avec humanité et tendresse, le parcours de personnages ayant tous pour point commun l'amour des bords de Loire. Ces "héros du quotidien" – tantôt inspirés par sa propre expérience, tantôt inventés de toutes pièces – bousculés par la vie, parfois douce, souvent cruelle, œuvrent pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent. Le hasard des rencontres et des drames les façonne, construit leur histoire qui pourrait être un peu celle de chacun.

Selon le principe de la nouvelle, ces douze tranches de vie peuvent se lire indépendamment, mais le lecteur attentif ne manquera pas de découvrir l'existence de liens entre tous ces personnages...
 

EXTRAIT ("Sur les berges du canal") :
 

(...) Cela faisait bientôt cinq ans que je vivais là, sous ce pont, au bord du canal du Midi. Jétais arrivé ici par hasard. Dans un autre monde, j’habitais en banlieue orléanaise. J’avais un travail, un logement tout près des bords de Loire, une épouse et une petite fille. Avant que cet autre monde ne se transforme en enfer ! Fermeture d’usine, chômage, galère, misère… Alcool pour oublier, pour donner une raison supplémentaire à ma femme de chercher le bonheur ailleurs.

 

Dans les yeux de ma fille, lire la honte et décider un jour, d’un coup, de prendre le train pour n’importe où, le plus loin possible de ce regard-là, comme si partir signifiait ne plus exister. Ligne directe “Les Aubrais –Toulouse”. Pourquoi pas ? Gare Matabiau, la nuit…

Quelques pas et l’eau verte du canal du Midi. L’envie brutale de m’y jeter… Quelques pas encore et un premier pont, un deuxième… Le reflet de la lune sur l’eau… M’endormir là, ne plus penser à rien, m’enivrer sous les étoiles, libéré de toute responsabilité… Des jours, des semaines, des années à survivre… Pourquoi ? Pour qui ? Avec pour unique consolation cette pensée : “Quand ce ne sera plus supportable il suffira que je me laisse glisser, et plouf !”

 

En l’observant dans son attente, de plus en plus impatient, sur cet étroit chemin, je le revoyais le midi même, dans la bienfaisante chaleur de la boulangerie. Nous attendions patiemment notre tour lorsque j’ai remarqué, sur le comptoir, la boîte pour déposer des dons au profit des sinistrés du tsunami. À cet instant, j’ai croisé le regard du Petit. Il a fait alors une chose incroyable : il y a versé les quelques euros de son sandwich ! Je me tenais informé de l’actualité, je savais de quoi il s’agissait. Néanmoins, j’ai hésité un peu, je m’étais si bien préparé à l’idée de manger. Et puis… j’ai décidé de suivre son exemple. Nous sommes ressortis ensuite en silence.

Ému comme je ne l’avais pas été depuis longtemps, une fois dans la rue j’ai lancé crânement :

– On peut se passer de nourriture, du moment qu’on a notre vin pour nous réchauffer !

Quelques secondes plus tard, nous avons perçu derrière nous des pas précipités : ceux de la boulangère.

– Tenez, prenez vite, que mon mari ne me voit pas. Ce n’est pas un mauvais homme, mais il dit que si l’on donne à un il faudra donner à tous… J’ai vu ce que vous avez fait de votre argent. Avec ce froid, vous n’allez tout de même pas rester sans manger !

En plus des deux sandwichs, elle avait généreuse­ment glissé, dans un carton à pâtisseries, deux énormes éclairs au chocolat. Une gourmandise que je n’avais pas dégustée depuis de nombreuses années, et qui m’a rappelé la douceur de l’enfance (…)

 

 
 
 ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
 
 
 Le pouvoir d'une dernière lettre
 
Nouvelle éditée par Edilivre-Aparis
 
détails  ici
 
Le Pouvoir d’une dernière lettre
 
 

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

 

 

 

visites